Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 04:50

 

Après une juste estimation du prix que ma coûté sa recherche parmi les arhives de mon PC, cette petite épave, vestige des temps anciens méritait bien d'être renflouée.

Une satisfaction toutefois: mes antiquités scribatoires sont potentiellement réutilisables dans la Piraterie Baroque! A la bonne heure!

(et pour ceux qui trouveraient cette phrase vaguement nébuleuse: soyez rassurés! L'explication viendra, in its own time)

 


Dans la mer des heures, le sel est d'arsenic

Et les noyés du temps n'y survivent jamais,
Des vierges aux longs cheveux armées de grandes piques
Traquent sans s'essouffler le voyageur inquiet.
Dans leurs yeux des appâts, dans leurs jambes une nasse
Elles hurlent. Le vent enfle de leurs menaces.

 
Gardiennes du tombeau des marins imprudents
Dans leur sein se déchaîne une jalousie noire
Car tout près du terrain où chassent ces furies
Règne une autre beauté aux charmes innocents.
Coiffée de mélodies, douce comme le soir
Son empire est le monde et son nom est celui
Que le marin épris souffle dans son sommeil.

 
Moi, marin endormi, qui souvent ai senti
L'austère propreté des nuits sans lendemain,
J'ai triomphé des vierges et de leur arsenic.
J'ai choisi la douceur d'un amour onirique.
Les rouleaux de la mer, faibles contre sa main
Ramèneront mon corps, mais jamais mon esprit
Au pays sans reliefs
Que, sans regrets, je fuis.

 

 

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Par ISobel
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Commentaires

Quel qu’en soit le prétexte ou la circonstance, tu as eu raison de publier ce poème.

L’amour onirique : le seul, le vrai. Ma conception s’y retrouve.

Ulysse à bord du Black Pearl. Le marchand de sable s’appelle Tinkerbell.

C’est superbement rédigé.

Des étoiles plein les yeux. Merci.

Commentaire n°1 posté par Eric le 12/05/2011 à 13h21
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