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Le Nouveau Manoir

Dans mes vies antérieures et imaginaires, j'ai été...

16 Juin 2010 , Rédigé par ISobel Publié dans #Plumeries

 
...mieux organisée je l'espère, car c'est bien un drame que j'attaque ce post, premier d'une (espérons-le) longue série, avec une personne qui n'est ni imaginaire, ni décédée...

Pendant plus de deux ans se sont étalées en bonne place sur le seul mur entièrement visible de mon antre une trentaine de reproductions de photographies, toiles ou gravures, représentant chacune une personne, imaginaire ou non, vivante ou décédée qui exerçait / avait à un moment ou un autre exercé sur moi une certaine fascination, une certaine envie, un certain magnétisme: en somme une personne que j'admirais, voire aimais. C'est ainsi que le Chat d'Alice au Pays des Merveilles côtoyait Virginia Woolf, que Scarlatti bavardait avec Anne Gastinel et Benjamin Lazar et que Marie Curie observait au microscope les touches de peinture appliquées avec amour par Edward Burne-Jones sur l'armure bleu argent de Persée.


Entre Emily Dickinson et les Sirènes de Waterhouse (ou peut-être était-ce Yasushi Inoué?), il y avait donc Laurence Equilbey.

 

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Fondatrice et directrice de l'ensemble Accentus (cf. le site pour en savoir davantage), Laurence Equilbey méritait sa place sur ce Mur des Admi-Lamentations à déjà plus d'un titre alors que je ne connaissais d'elle qu'une partie de son travail avec Accentus. A ce moment-là, elle était sur un pied d'égalité avec Christina Pluhar: toutes deux femmes, toutes deux à la direction d'un ensemble qui alimentait mes longues journées de contemplation musicale. Pluhar avait pour longueur d'avance son théorbe et son répertoire (et un peu Marco Beasley aussi), et Laurence Equilbey (j'ai un peu honte de l'admettre) son charme très certain et sa longue veste de concert.

 

Mais voilà: avoir une belle allure, faire des choix artistiques aussi savoureux qu'intelligents  et diriger un ensemble extra, si cela suffit à se retrouver sur mon mur et à me faire cliquer des 'devenir fan' à tour de bras sur Facebook, cela ne suffit pourtant pas à me (faire fantasmer, non, hum) convaincre que je suis une incarnation, réincarnation ou synchroincarnation de quelqu'un, sans ça, j'aurais jeté mon dévolu tout de suite sur Vincent Dumestre et nous n'en aurions plus parlé.

 

Non, il faut quelque chose de plus, quelque chose de décalé, un antagonisme, une absurdité, une propension à la projection spatio-temporelle, vers les ptérodactyles ou vers l'Etoile Noire (d'ailleurs, dans une de mes vies antérieures, j'ai également été ptérodactyle), il faut quelque chose de violemment déraisonnable ou inattendu: ne se nourrir que de glace menthe-chocolat, rêver de devenir percussionniste dans une retraite Shaolin, porter une montre à gousset cassée et emporter partout un stock de thés dans un TARDIS en aluminium, etc

A titre d'exemple supplémentaire, vouloir associer deux choses comme le Classique et la musique Electro et le faire sous un pseudo, c'est une combinaison qui remplit la condition.

 

Et c'est ainsi qu'en devenant Iko, puis en étant à l'origine du projet Private Domain, la génialissime chef de choeur dont il est question ici engendra cette assertion:

 

Dans une de mes vies parallèles, puisqu'il convient de supprimer l'idée d'imaginaire comme celle d'une réincarnation, je suis Laurence Equilbey...

 

 

Et croyez bien que je n'en suis pas peu fière.

 

Fichtre: ELLE M'INSPIRE! (lien vers mon Crayon Sonique...)  

 

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