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Le Nouveau Manoir

A moi!

25 Janvier 2011 , Rédigé par ISobel Publié dans #Plumeries

 

 

 

 

A cette cathédrale aux murs blancs et poreux

En laquelle l'écho tant de fois répété

N'est plus autant le son que des notes frappées

A grands coups de massue en ses corps caverneux.

 

 

A cette cathédrale, immense et minuscule

Aux nefs escamotables, aux reliefs compressibles,

Aux pleins d'air et d'encens aisément extractibles

Et dont les pieux conforts sont des bords qu'on recule.

 

 

A cette cathédrale au silencieux vacarme

Aux incessants tumultes, aux mutismes glaciaux

A ses verbes pensés et mués en vitraux

Aux icônes embuées qui se condensent en larmes.

 

 

A cette cathédrale, à ses bancs surpeuplés

Sur lesquels une horde de multiples fois

S'agglutine et s'agite, sollicite et s'en va

La laissant en ses larges volumes esseulés.

 

 

A cette cathédrale aux fastes orthodoxes

A ses lignes cassées -qui demeurent des lignes;

A ces lignes mêlées qu'elle transforme en signes.

A cette cathédrale et à ses paradoxes.

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Péguy 27/01/2011 11:51



"Mais vous apparaissez, reine mystérieuse.
Cette pointe là-bas dans le moutonnement
Des moissons et des bois et dans le flottement
De l’extrême horizon ce n’est point une yeuse,
Ni le profil connu d’un arbre interchangeable.
C’est déjà plus distante, et plus basse, et plus haute,
Ferme comme un espoir sur la dernière côte,
Sur le dernier coteau la flèche inimitable."



Eric 25/01/2011 13:31



Un miroir qui bombarde des rayons X dans une main et une plume dans l'autre. Le spectateur admire le monologue et s'accorde de pouvoir comprendre jusqu'aux paradoxes. Plus et moins
réunis ne forment pas une moyenne: tu es.