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Le Nouveau Manoir

Les Chances qui se perdent sont les plus grandes Malchances

16 Novembre 2007 , Rédigé par ISobel Publié dans #Curiosités

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Des cours de philosophie de terminale, je n'ai rien gardé ou presque, si ce n'est l'agréable sensation d'écouter de belles histoires (car mon prof était un orateur particulièrement captivant), belles histoires que malheureusement je ne parvenais jamais à retenir.
Une image pourtant m'est restée en tête, sans doute grâce à l'effusion de représentations graphiques que j'avais essayé d'en faire  (sans succès): celle d'une créature semi fantomatique n'ayant de cheveux que sur le devant du crâne et marchant ainsi devant les Hommes.
 
Notre prof nous avait présenté cette figure comme étant celle de la Chance et c'est ainsi que je l'avais gardée en mémoire, sous les traits d'une femme. Mais j'ai découvert récemment le personnage mythologique de
 
Kairos
 
Associé à Aion et Kronos, dieux du Temps, Kairos représente l'Opportunité.
Il déambule devant les Hommes qui doivent saisir sa chevelure dès qu'il est à proximité, car une fois qu'il est passé, on ne peut plus le rattraper, ni par ses vêtements (comme tout jeune éphèbe qui se respecte, il n'en porte pas), ni par les cheveux.
 
Kairos symbolise le moment où la nécessité de l'action dans sa plus juste mesure entre en contact avec le Temps qui s'écoule.
En médecine par exemple, il s'agira de l'instant précis où la vie du patient, entre mort et guérison, dépendra entièrement d'un choix fait par son médecin.
Dans les beaux-arts, il est la touche finale, idéalement apportée, qui fait passer l'artisanat à l'art, puis l'art au chef d'oeuvre.
 
Son intervention peut paraître insignifiante (un mot, un coup de pinceau, un geste anodin), mais elle est ce qui fait toute la différence entre échec et réussite.
Il est suivi de près par les Erynies, divinités persécutrices porteuses des regrets et des remords.

 
"La Chance s'attrape par les cheveux, mais elle est chauve"
-Stendhal-

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