Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 10:49

 

 

 

 

A cette cathédrale aux murs blancs et poreux

En laquelle l'écho tant de fois répété

N'est plus autant le son que des notes frappées

A grands coups de massue en ses corps caverneux.

 

 

A cette cathédrale, immense et minuscule

Aux nefs escamotables, aux reliefs compressibles,

Aux pleins d'air et d'encens aisément extractibles

Et dont les pieux conforts sont des bords qu'on recule.

 

 

A cette cathédrale au silencieux vacarme

Aux incessants tumultes, aux mutismes glaciaux

A ses verbes pensés et mués en vitraux

Aux icônes embuées qui se condensent en larmes.

 

 

A cette cathédrale, à ses bancs surpeuplés

Sur lesquels une horde de multiples fois

S'agglutine et s'agite, sollicite et s'en va

La laissant en ses larges volumes esseulés.

 

 

A cette cathédrale aux fastes orthodoxes

A ses lignes cassées -qui demeurent des lignes;

A ces lignes mêlées qu'elle transforme en signes.

A cette cathédrale et à ses paradoxes.


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Mardi 30 novembre 2010 2 30 /11 /Nov /2010 05:16

 

 

 

Pas d'ombre sous le pied: c'est un matin nouveau

Semblable à tous les autres et différent partout.

Le nectar n'est pas là, pourtant on le devine

A l'excitation frêle apportée par la brise

Celle qui se fait oracle en passant par l'échine

Et qui murmure au coeur déjà trop plein de tout:

Respire: je te manquerai bien assez tôt.

 

Le nectar n'est pas là, mais il est annoncé,

Le contenu du coeur se resserre, l'on s'écarte

Et l'humain, moi, j'ignore: je suis trop sot pour voir

Ce qui arrivera si je ne pends la fuite...

Il est trop tard déjà! L'annoncé vient s'asseoir

Un seul mot: il m'habite. L'oracle est inexact,

'Assez tôt' est trop loin: hier, tu me manquais.

 

Tu me manquais déjà depuis notre naissance

Tu me manquais hier et je l'ai su demain

Demain lorsqu'en mon coeur tu avais pris ta place

Lorsque je me pensais, hier, plein à raz-bord.

Mais j'étais incomplet. Vois: mes parois s'effacent.

La peau se reconstruit, ton sang se greffe au mien

Le nectar annoncé est là: c'est mon essence.

 

Tu as creusé mon plein d'un vide d'occasion

Un berceau imprévu que toi seule remplis

Et qui se videra pour peu que tu le quittes.

Et qui se videra. Et restera béant.

Ce nectar qui est toi, ce nectar qui m'habite,

Dans ce drame joyeux qui ressemble à ma vie,

Y a créé ton rôle de composition.

 

Pas d'ombre sous le pied: c'est un matin nouveau,

Semblable à tous les autres et différent partout.

La brise est retombée, vierge d'autres oracles.

Hier, elle disait à mon contentement:

'Si tu veux demeurer, fuis devant la débâcle!'.

Mais demain, je savais qu'il fallait être fou

Pour manquer le nectar dont tu me fais cadeau.

 

 


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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 02:59

Si je suis à la fois la somme des Passés,

Des pensées dépassées pour lesquelles j'ai chu

Ajoutées aux contraires, aux aubes qui m'ont plu,

Aux crépuscules noirs que j'ai tant redoutés.

 

Si je suis les possibles et les voies sans issue,

Les oeuvres de bravoure, les maillons désoeuvrés

Enchevêtrés autour d'un poing déterminé.

Si je suis lâche, émue, immature ou déchue,

 

Si je suis comme on m'aime et dois être pour ça

Les valeurs associées de qui l'on me préfère

Si pour moi, devenir, c'est trouver comment plaire

A ceux qui aiment en moi ce qu'ils voient, puis qu'ils croient.

 

Si je suis le produit de ce que j'ai été

De ce que je j'ai compris que je ne pouvais être,

De ce que j'aurais bien aimé pouvoir paraître

Et de tout ce à quoi on m'a dit ressembler,

 

Si je suis le total de geôles assemblées,

D'occasions mal saisies, de vengeances trop froides

De la félicité de salubres noyades,

De libertés conquises et d'autres assénées...

 

Si je suis qui je suis, et suis ceux que j'adore,

Si je suis poursuivie par ceux dont je me prive

Et construis de grands ponts, vers de lointaines rives,

Pour consoler mon coeur des voisins qui m'ignorent.

 

Si je suis l'équation à vingt-huit inconnues

Qui ajoute et soustrait tous les étalonnages

Divise les multiples et met en rayonnages

Un compromis par-ci et par-là l'imprévu.

 

Et si le résultat, tombant dans les moyennes,

Ressemblait à une autre qui vit comme moi,

S'exprime dans mes heurts, raisonne avec ma voix,

Se vêt de mes costumes, marche dans ma dégaine,

 

Si ce conglomérat, ajusté à des vues,

Qui ne sont pas les miennes et pourtant me résument,

Qui me lissent, me tassent, me poudrent et me parfument,

S'il n'avait, au final, plus qu'un rapport ténu

Avec cet animal qui louvoie sous ma peau,

(Fait de trois dimensions, fait d'éclats et de peines

Mais jamais d'équations, mais jamais de moyennes)

Et qui est à la fois tout d'Ordre et de Chaos?

 

 

 

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 09:13

 

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Ceux qui me connaissent savent bien que pour peu que l'on me donne un crayon, deux morceaux de ficelle, une feuille de carton et un verre de vinaigre blanc, je suis capable de passer des heures enfermée jusqu'à me montrer digne de mon idole de jeunesse (McGyver) en ayant fabriqué un deltaplane à hydro-réacteur qui change de couleur selon l'humeur et le taux de cholestérol de son pilote.

 

Certes, j'échoue toujours, car je ne suis pas aussi douée que mon héros aux improbables chevelure et chemise à carreaux, mais puisqu'il est question de carreaux, ceux qui me connaissent sauront aussi à quel point mes performances décuplent lorsqu'il s'agit de carreler une salle de bains.

 

A défaut donc de pouvoir m'illustrer dans la fabrication scientifico-miraculeuse de babioles dont l'utilité est somme toute assez relative, je me suis laissée surprendre à trouver davantage de charmes aux divers mortiers, truelles, matériaux et outils qui ont fait leurs preuves dans le monde tangible des BTP.

Serez-vous donc surpris d'apprendre que votre servante s'est amusée récemment à construire un pont?

Un pont-blog, certes, mais un pont tout de même, fait de beaux mortiers métaphoriques et de grosses briques virtuelles.

Ceux qui me connaissent (toujours les mêmes), savent aussi que je n'en suis pas à mon premier blog et que je semble prendre beaucoup de plaisir à les faire pulluler comme du chiendent sous tous les prétextes possibles et imaginables. On pourrait même m'en vouloir, car enfin je ne me prive pas des options de partage proposées par Facebook pour assomer aussi souvent que je le peux ceux de mes contacts qui n'ont pas encore supprimé mes flux de leur flux.

 

Pourtant aujourd'hui, je plaide la demi-innocence: ce blog, ce 'pont-blog', n'est pas de mon seul fait.

 

Il y a quelques semaines, un ami et moi avons conçu l'idée farfelue de co-écrire un blog visant à vanter sur un seul et même terrain tout pavé de pixels les charmes et mérites de nos deux lieux de résidence respectifs. Il faut dire que, lui comme moi, nous avons la chance de vivre dans deux des villes les plus fascinantes de la planète.

Fernando, le New-Yorkais aime la beauté tout autant que moi, la petite parisienne.

Nous aimons surtout nous efforcer de la saisir et de la redistribuer, parfois avec une scrupuleuse justesse, parfois en laissant à nos sensibilités le libre droit de les sublimer.

 

Lui à New-York, moi à Paris, tous deux adoptés par une de ces villes grandioses, de là a découlé l'idée d'un pont, aspirant à relier nos deux quotidiens et nos deux façons propres d'y évoluer. Un Pont des Arts nouvelle génération en quelque sorte, sur lequel seraient accrochés les fragments les plus beaux, les plus insolites, les moins séduisants aussi parfois, de la vie culturelle et artistique de ces deux villes qui suscitent presque autant de phobies que de rêveries dans l'imaginaire collectif. Grandes, anonymes, foisonnantes, vierges, froides et brûlantes, lieux de tous les possibles et de toutes les perditions.

 

 

Voilà le petit dernier présenté, il ne reste plus qu'au curiosités éveillées de suivre directement sur les pages de notre blog transArtlantique les voir, boires, soirs et déboires de deux doux-allumés en quête de (re-)découverte de leurs cités adoptives...

 

 

 

 


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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 04:28

..ou de l'Illusion de la Sagesse.

 

 

 

Voilà quelques mois que je me berce de la douce illusion de m'être assagie, d'être du moins capable de réagir avec tempérance et pondération aux épreuves que la vie m'inflige. Au tout début, cette sensation était grisante et je pensais, avec autant de naïveté que de sincère soulagement être enfin armée  contre les griffes et les ronces du monde environnant. Je me souviens même en avoir ressenti une sorte de fierté, à certains moments où je m'extirpais de terrassantes fragilités avec ce qui me semblait être 'la nouvelle sagesse des ans et des expériences'.

 

Au fur et à mesure que les semaines passaient pourtant, je sentais que mes nouvelles et rassurantes certitudes sonnaient de plus en plus faux, voire à la longue tout à fait creux. Problèmes oculaires du moment obligent, je comparerais ça à la vague sensation de n'avoir plus tout à fait la même acuité visuelle que la veille sans pour autant que ce soit flagrant au point de réaliser qu'effectivement, on voit de moins en moins bien. Une sorte de gêne, bien supportée et latente que l'on néglige, dont on s'époussette comme d'une innocente miette de pain.

 

Après quelques mois pourtant, le couperet tombe: la vue a bel et bien baissé et ce que l'on croyait voir aussi parfaitement qu'au premier jour nous saute subitement aux yeux tout enrobé de brouillard et d'électricité statique.

 

Il est donc grand temps de faire un bilan, en se posant la bonne question, et cette question est:

 

Quelle est ma façon d'interagir avec le monde qui m'entoure?

 

Lorsque tout va bien, je suis et agis en fonction de tous les paramètres du moment M. Je suis la somme de mon passé, de mon environnement, de ma matière et me débrouille comme je le peux pour tendre vers le moment M+1, le moment suivant.

 

 

En revanche, lorsqu'un problème se pose, un vrai problème, un de ceux qui vont vous torturer, vous tirailler l'âme et le coeur jusqu'à ce que vous les solutionniez, en bon humain alpha que vous êtes (et que je suis), tout enorgueilli de sa valeur par la société qui l'entoure et qui se veut si ergonomique, si sur-mesure, vous allez utiliser vos expériences passées et celles des autres pour vous en sortir. Pire encore, lorsqu'un ami va solliciter votre aide, vous allez (et moi aussi) puiser dans votre vécu, dans ceux dont vous avez été témoin, pour construire un argument et lui venir en aide. Au paroxysme du pire: vous allez même, parfois sans en avoir conscience, ériger votre argument autour de structures préfabriquées qui (et c'est bien ce qui les rend si difficilement condamnables) partent de la meilleure des intentions. Celle de 'faire bien', de '(se) rendre heureux' .

 

Muselez les bons-enfants que diable! Muselez ceux (vous-même, d'autres, parfois professionnels) qui pensent vous assister, vous 'coacher' ou encore vous révéler à vous-même en vous martelant les mêmes principes sur le front qui, s'ils sont valables pour 90% des gens sur un sujet S, ne le sont pas nécessairement pour vous! Bien sûr qu'il est important de se connaître, de s'accepter, de s'aimer, de s'écouter. Bien sûr que l'on est un ami aux incontestables qualités lorsque l'on souhaite à un proche de se connaître, de s'accepter, etc etc etc...

...Mais. Et si il était au final meilleur pour vous que vous vous ignoriez, ne vous acceptiez pas, ne vous aimiez pas, ne vous écoutiez pas, juste parce que c'est votre nature? Et si la notion d'amitié et les besoins et engagements qui y sont liés consistaient dans votre cas à vous entendre dire 'écoute ma jolie, je comprends bien que tu puisses te détester. Libre à toi de penser que tu ne vaux rien. Evidemment je ne partage pas ton avis et je ferai de mon mieux pour te démontrer ce que j'avance, mais au final, ça reste ton choix, ta vision et il n'appartient qu'à toi de pouvoir la changer si elle doit l'être'.

 

 

Je me suis sentie plus sage en pensant parfois pendant ces derniers mois que mes raisonnements oeuvraient en faveur du 'bien-être'. Le mien, celui d'autrui. Mais en réalité, ils ne servaient que le 'Bien-Être' générique, celui dont on trouve la définition dans tout bon dictionnaire. Définition qui est tout aussi dangereuse pour la subjectivité, pour l'individu et à long terme pour l'Humain que l'est celle du mot 'Perfection', du mot 'Idéal' et évidemment, celle du mot 'Bonheur'. La quête de la Paix et de l'Harmonie ne doit pas et ne peut pas se faire au détriment de celle de la justesse.

 

Je me suis sentie plus sage parce que, pendant quelques mois, j'ai cru 'avoir appris de mes erreurs' et me suis servie de ces leçons pour appréhender le présent. Quelle sottise: apprendre de ses erreurs est une chose, une bonne chose, une chose capitale, c'est indispensable. Mais il faut une dose phénoménale de chance pour qu'une même soluion soit applicable à un deuxième problème, même troublant de similitude. Un antidote marche sur un virus, mais pas sur tous les virus et pas non plus sur l'évolution de ce même virus...

 

Naturellement, on se sent renforcé par l'expérience, par ce que l'on a lu, vécu, mais (et je l'avais omis jusqu'à réalise soudainement que ma 'vision' avait baissé), chaque individu et bien trop isolé, bien trop unique, bien trop foutrement complexe pour que la moindre de ses fichues anecdotes ait une autre issue que l'usage unique. Conversationnel.

 

 

 

Si l'on pouvait se baser sur les expériences passées pour solutionner les problématiques présentes, l'Humain aurait cessé dêtre un mystère et un brouillon dès la deuxième génération de terriens...

 

 

ndla. Mise en garde: usage unique, valable a priori pour l'auteur seule.

 

 

 

 

 


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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 10:05

 
...mieux organisée je l'espère, car c'est bien un drame que j'attaque ce post, premier d'une (espérons-le) longue série, avec une personne qui n'est ni imaginaire, ni décédée...

Pendant plus de deux ans se sont étalées en bonne place sur le seul mur entièrement visible de mon antre une trentaine de reproductions de photographies, toiles ou gravures, représentant chacune une personne, imaginaire ou non, vivante ou décédée qui exerçait / avait à un moment ou un autre exercé sur moi une certaine fascination, une certaine envie, un certain magnétisme: en somme une personne que j'admirais, voire aimais. C'est ainsi que le Chat d'Alice au Pays des Merveilles côtoyait Virginia Woolf, que Scarlatti bavardait avec Anne Gastinel et Benjamin Lazar et que Marie Curie observait au microscope les touches de peinture appliquées avec amour par Edward Burne-Jones sur l'armure bleu argent de Persée.


Entre Emily Dickinson et les Sirènes de Waterhouse (ou peut-être était-ce Yasushi Inoué?), il y avait donc Laurence Equilbey.

 

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Fondatrice et directrice de l'ensemble Accentus (cf. le site pour en savoir davantage), Laurence Equilbey méritait sa place sur ce Mur des Admi-Lamentations à déjà plus d'un titre alors que je ne connaissais d'elle qu'une partie de son travail avec Accentus. A ce moment-là, elle était sur un pied d'égalité avec Christina Pluhar: toutes deux femmes, toutes deux à la direction d'un ensemble qui alimentait mes longues journées de contemplation musicale. Pluhar avait pour longueur d'avance son théorbe et son répertoire (et un peu Marco Beasley aussi), et Laurence Equilbey (j'ai un peu honte de l'admettre) son charme très certain et sa longue veste de concert.

 

Mais voilà: avoir une belle allure, faire des choix artistiques aussi savoureux qu'intelligents  et diriger un ensemble extra, si cela suffit à se retrouver sur mon mur et à me faire cliquer des 'devenir fan' à tour de bras sur Facebook, cela ne suffit pourtant pas à me (faire fantasmer, non, hum) convaincre que je suis une incarnation, réincarnation ou synchroincarnation de quelqu'un, sans ça, j'aurais jeté mon dévolu tout de suite sur Vincent Dumestre et nous n'en aurions plus parlé.

 

Non, il faut quelque chose de plus, quelque chose de décalé, un antagonisme, une absurdité, une propension à la projection spatio-temporelle, vers les ptérodactyles ou vers l'Etoile Noire (d'ailleurs, dans une de mes vies antérieures, j'ai également été ptérodactyle), il faut quelque chose de violemment déraisonnable ou inattendu: ne se nourrir que de glace menthe-chocolat, rêver de devenir percussionniste dans une retraite Shaolin, porter une montre à gousset cassée et emporter partout un stock de thés dans un TARDIS en aluminium, etc

A titre d'exemple supplémentaire, vouloir associer deux choses comme le Classique et la musique Electro et le faire sous un pseudo, c'est une combinaison qui remplit la condition.

 

Et c'est ainsi qu'en devenant Iko, puis en étant à l'origine du projet Private Domain, la génialissime chef de choeur dont il est question ici engendra cette assertion:

 

Dans une de mes vies parallèles, puisqu'il convient de supprimer l'idée d'imaginaire comme celle d'une réincarnation, je suis Laurence Equilbey...

 

 

Et croyez bien que je n'en suis pas peu fière.

 

Fichtre: ELLE M'INSPIRE! (lien vers mon Crayon Sonique...)  

 

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 06:32

 

 

Telle avive qui brasse les braises, qui embrase lorsqu'elle embrasse.

 

Telle avive qui dort dans les bras qui la bercent et qui par les tambours se réveille en douceur.

 

Telle m'avive qui part et me revient toujours en chair ou en chimères.

 

Telle m'avive qui m'est flamme, brasier, tison et m'est chaleur au corps et m'est langueur à l'âme.

 

Telle m'avive qui m'est aussi embrun sur le visage, souffle au coeur, souffle court, longs soupirs au long cours.

 

 

 

Telle m'avive la calligraphe qui emprunte, digitale, la voie vertébrale.

 

Telle avive qui chante et se tait, qui tremble et saisit, ferme, ce qui de moi tremble à son tour.

 

Telle m'avive qui se gardait, se perd. Qui me garde aujourd'hui sans me perdre jamais.

 

 

 

Telle avive qui vit là où tout autre passe, la où tout autre meurt et qui vit, et survit et peut clamer son trône.

 


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